Pèlerinage des junioristes sur les pas de St Dominique

Nous sommes à Fanjeaux, haut lieu de la vie dominicaine primitive. Même s’il ne reste rien des bâtiments de l’époque de Dominique, nous sommes sur les lieux où il a été et cela donne une émotion particulière. Non pas que le lieu porte quelque chose en lui même, mais il nous renvoie à l’histoire, nous replonge dans le contexte politico-religieux qui a vu naître la vie dominicaine grâce à la synergie des événements et des personnes.

Sr Thérèse Marie nous a beaucoup aidé à replonger dans ce terreau historique grâce à deux exposés et à la visite des lieux.

Des temps de méditation personnelle nous ont aussi permis de relire notre vie à la lumière de celle de Saint Dominique.

Pour revenir aux lieux, nous avons la chance de loger dans l’ancien couvent des frères, et j’aime beaucoup la grande chapelle de cette maison. Il n’y a rien de Dominique dans cette église mais elle me parle de Dominique : d’une sobriété presque austère, la hauteur sous plafond et l’immense croix de bois me rappellent que Dominique était sans cesse tourné vers Dieu et puisait dans la prière la force d’annoncer Jésus Christ. Pour prendre une image, c’est comme si cette chapelle me donnait à voir la prière de Dominique.

Ceci est la grande vertu des pèlerinages : nous rappeler que la grâce de Dieu se déploie dans le temps des hommes, et que nous ne sommes réellement chrétien que si le mystère de l’Incarnation irrigue notre vie (par opposition à ceux qui veulent se libérer de leur corps) car Dieu est créateur et ” il vit que cela était bon” (Genèse 1, 10).

Sr Carine Michel