Lundi 16 juillet 2018 – Lendemain de fête…

Pas de repos pour les braves, les capitulantes poursuivent le travail. Au programme du jour : la Communion Catherine de Sienne, le Groupement fraternel et la Fédération ; l’Économie… Nous avançons, de partage en petits groupes en travail en assemblée générale. Les premiers textes qui pourraient apparaître dans nos Actes commencent à voir le jour… nous y travaillerons et retravaillerons vaillamment soyez-en certaines !

Que vous dire de plus ? Sinon vous partager notre prière du soir, en la fête de Notre Dame du Mont Carmel.

Pensez à Marie, invoquez Marie
En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas.
Si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre.
Sous sa conduite, vous ignorerez la fatigue.
Grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.

 

En illustration, nous vous partageons cette belle statue de la Vierge Marie, à double face.

Qu’exprime cette statue à double face ?

Le père François Nicolas, spiritain, nous l’explique : « Ma sœur Huguette ayant réalisé en Ardèche dans les années 1968-1970 un certain nombre de statues et un chemin de croix, c’est moi qui lui ai demandé de faire cette statue. Nous étions alors en pleine guerre du Biafra (région nord du Nigéria qui voulait son indépendance). Tous les journaux envoyaient des images de petits biafrais condamnés à mourir de faim.
L’idée de la statue n’était pas de faire du misérabilisme mais de montrer que le Nord et le Sud se retrouvaient dos à dos : non pas dans une position stérile, mais avec la possibilité de se rejoindre dans une même foi en Marie (les enfants biafrais étaient des petits chrétiens). C’est la même Vierge Marie qui regarde : il n’y a pas de supériorité des uns sur les autres : Marie regarde les uns et les autres tels qu’ils sont dans leurs différences : tous sont des enfants. Ils ont une même mère. Le double visage est symbole de l’unité dans la différence, une unité qui vient d’en haut, une unité pleine de la tendresse et de la miséricorde du Christ, par l’intermédiaire de sa mère.
Comme toute œuvre d’artiste cette statue peut être vue différemment ; elle peut aussi être contestée théologiquement… mais elle a l’avantage de poser des questions.
Je ne me souviens plus dans quel bois elle a été faite. Ma sœur travaillait souvent le chêne, le châtaignier et l’olivier.
En 1974 à la fermeture de notre maison spiritaine de Saint Ilan (Côtes d’Armor) cette statue est arrivée à Chevilly.